28 mars 2006
VIETNAM, Delta du Mekong
Delta du Mekong, Decouverte du Vietnam des campagnes. Le grenier et verger du pays (60% du PIB). Tout se cultive ici, pas besoin d attendre la saison des pluies. De l eau il y en a partout, on circule sur l eau, on s y baigne, on vit avec le Mekong.
On fait le plein de savoir en visitant tout un tas de fabrique, encens, toits de palme, briquetteries et ses enormes fours,potiers,forgerons. On alterne sampans, velos et autres barques pour se deplacer. seance poterie avec les jeunes ouvriers
On profite de l habitat local pour se prelasser dans les hamacs aux heures ou rien d autre n est possible tant il fait chaud. Nos nuits chez l habitant nous permettent de gouter des mets delicieux et des ambiances
a part.
On se reveille sur musique et propagande gouvernementale sur l ile du Tigre. A la campagne c est ainsi. Ici le parti est unique et on informe les paysans majoritairement analphabetes en hurlant les infos dans des hauts parleurs. A 6h du mat impossible de ne pas se lever
Emile trouve cela un peu exagere et moyennement democratique !!!
Le Vietnamien se revele moins mechant qu on ne le dit, meme si lui meme se qualifie ainsi.
Toujours d accord pour raconter sa vie, la guerre ...ou vous proposer un verre d alcohol de riz, des fruits ou un de ses serpents a caresser ! Nous on prefere le python en curry, delicieux.
Les photos parlent d elles meme, le Delta, c est un depaysement total et nous sommes ravis d avoir pris un guide parlant francais pour ces quelques jours, cela nous a permis un contact plus facile avec les gens car la soit disant francophonie des anciens indochinois est une image d Epinal. Les jeunes parlent anglais plutot mieux que leurs voisins Lao mais les vieux ne parlent que le Vietnamien et alors que le Lao me semblait accessible, j avoue ne pas me sentir d affinite avec cette langue difficile.
Nous arrivons a 7 mois de voyage et c est un cap. En fait c est de notre quotidien dont nous avons envie de vous parler aussi. De notre vie depuis septembre. Avec notre arrivee en Asie nous avons retrouve un rythme que nous n avions plus depuis le Perou/Bolivie. En effet, au debut du voyage nous avons loges a l hotel et pris nos repas au restaurant 3 fois par jour. A New York et en Argentine/Chili nous avons alternes appartement, cabanas, et auberges de jeunesses, en Polynesie les pensions et en Nouvelle Zelande le camping car. Nous faisions notre cuisine et recreiions un "chez soi". Nous n allions au restau que pour le plaisir de la decouverte des specialites du coin. Depuis Bangkok, nous retrouvons cette contrainte qu il y a a choisir un lieu pour le petit dej (le meme tous les jours si le premier choix est le bon ...rare !) le dej (sur le pouce au marche) et le diner. Et meme si l on est devenus des pro du genre : observation des tarifs, des menus... depuis quelques temps le raz le bol l emporte. Et quand nous ne sommes pas d accord sur le contenu de l assiette ca donne : un diner a la pizzeria pour les enfants et nous dans un restau viet de l autre cote de la rue. Ils se debrouillent tres bien tout seuls, Emile a un meilleur anglais que la plupart des serveurs et pendant ce temps.... ils complotent et font leur petite greve des parents. Lorsqu ils nous retrouvent au dessert, (il faut bien quelques Dong pour payer l addition ) on apprend qu ils en ont "raz le bol" de nous. On peut le comprendre. La fin du diner devient conseil de famille, ou chacun explique ce qui va, ce qui pese, ses envies ...
Les filles sont partagees entre l envie de rentrer et celle de decouvrir la suite. Emile avoue son envie de rentrer, le manque des copains et cousins, pas un seul garcon de son age rencontre depuis 7 mois (ecxepte Maxime) je trouve moi meme surprenant qu il soit si sympa alors que tous ses attributs de pre ado sont bien loin (exception faite a la game boy pour les longs trajets). Depuis notre arrivee au Vietnam il y a egalement le comportement des femmes ici qui l exaspere. Elles adorent attraper les enfants par les bras, les reluquer comme des betes, les pincer. Les filles plus conciliantes se pretent au jeu, mais a l age d Emile c est complique. On explique que c est une marque de curiosite et de gentillesse la ou il voit un manque de respect envers lui. Bref, c est le choc des cultures !!!
C est vrai qu il y a peu de blancs dans les campagnes alors des enfants ... c est la curiosite ! Nous n avons croise aucunes familles occidentales depuis Bangkok. Plus d auberge de jeunesse et donc plus de rencontres avec d autres voyageurs, ca manque mais le contact avec les locaux est facile et agreable bienque moins evident qu en espagnol. Emile ne voit pas ce qui nous plait tant de parler avec les gens d ici alors qu il ne se posait pas la question en Amerique du sud. Une partie de babyfoot avec des jeunes d ici le fait changer d avis. Il reste cependant tres agreable malgre ce petit passage a vide. De notre cote le fait d etre ensemble tout le temps ne nous pese pas. On se dit que ca va etre etrange de se separer autant au retour (mais pas mal non plus !) On passe si peu de temps ensemble dans la vraie vie ! Toutes ces questions si nombreuses qu en feront ils ? Nous songeons tres concretement au retour, a la reprise du boulot, aux inscriptions en colo, (un univers d enfants uniquement leur fera du bien ) Depuis le depart Remy et moi n avons jamais eu envie de rentrer avant, la perspective de decouvrir le Cambodge et l Inde nous motive beaucoup meme si l on sent que l aventure touche a sa fin. Nous savons que le moment venu l excitation du retour sera grande. Pas d aprehension pour la reprise du travail, mais nous savons a quoi ressemble un mois de septembre et sa bousculade de rentree, d inscriptions aux activites, du frigo vide, des chaussures trop petites...la vraie vie... On s y prepare et on ne va pas se plaindre (je vous entend deja !) car on aura eu l extreme privilege de faire un break avec tout ca pendant un an et on aura des mois de souvenirs pour attaquer l hiver a venir ... alors ...
